Créer des décorateurs, générateurs et wrappers en Python

Dans cet article je partage ma méthode pour maîtriser les décorateurs Python, les générateurs Python et les wrappers Python avec des exemples pratiques tirés de projets réels. Je décris comment ces outils s’insèrent dans une logique de programmation fonctionnelle pour améliorer la réutilisation de code et la maintenabilité. Vous verrez comment utiliser les closures, conserver la signature des fonctions avec functools.wraps, et exploiter yield pour créer des flux efficaces. J’illustre chaque concept par un cas d’usage concret — logging centralisé, contrôle d’accès, cache LRU et pipelines d’itérateurs — afin que vous puissiez appliquer ces motifs immédiatement dans vos projets.

  • Décorateurs Python pour ajouter du comportement sans toucher au corps des fonctions.
  • Générateurs Python et itérateurs pour traiter des flux de données avec peu de mémoire.
  • Wrappers Python et closure pour capturer un contexte et réutiliser la logique.
  • Exemples concrets, astuces de debugging, et ressources pour aller plus loin.

En quelques lignes : un décorateur est une fonction qui prend une fonction et renvoie une nouvelle fonction. Utilisez *args, **kwargs dans le wrapper pour transmettre les paramètres, et functools.wraps pour préserver la signature. Les générateurs utilisent yield pour produire des valeurs paresseusement, ce qui réduit la consommation mémoire. Voilà l’essentiel pour commencer à automatiser le logging, l’auth et la mise en cache.

Voici la réponse immédiate à votre question : pour créer un décorateur robuste, écrivez une fonction extérieure qui retourne un wrapper acceptant *args et **kwargs, appliquez functools.wraps pour préserver la signature, et testez le décorateur sur des méthodes décorées et fonctions libres. Cette approche couvre la plupart des usages courants comme le logging, la validation et la gestion d’accès.

Comprendre les décorateurs Python : concept, rôle et syntaxe

Un décorateur est, de façon synthétique, une fonction qui modifie le comportement d’une autre fonction. La technique repose sur une closure : le wrapper conserve le contexte du décorateur et appelle la fonction originale.

La syntaxe la plus lisible utilise le sigil @ : @mon_decorateur au-dessus de la définition. J’ai souvent recours à cette forme pour appliquer un même comportement à plusieurs méthodes décorées sans dupliquer le code.

Insight : les décorateurs séparent la préoccupation transverse (logging, auth…) du cœur métier, améliorant la lisibilité et la maintenabilité.

Créer un décorateur simple et gérer les paramètres

Le pattern minimal est : une fonction qui retourne une fonction interne (le wrapper). Le wrapper accepte *args et **kwargs pour transmettre exactement les paramètres originaux.

Exemple concret que j’ai utilisé sur un microservice :

def mon_decorateur(fonction):
  from functools import wraps
  @wraps(fonction)
  def wrapper(*args, **kwargs):
    print(« Avant »)
    result = fonction(*args, **kwargs)
    print(« Après »)
    return result
  return wrapper

J’ai remplacé dans mes services le logging redondant par ce décorateur, ce qui m’a fait gagner des heures de maintenance.

Insight : ne redéfinissez jamais la signature sans functools.wraps si vous voulez rester compatible avec les outils et les tests.

Wrappers Python, closure et conservation de la signature

Le wrapper est la fonction interne qui encapsule la logique ajoutée. Conserver la signature est important pour le debugging, la documentation et les outils comme introspection ou serialization.

J’utilise systématiquement functools.wraps pour copier __name__ et __doc__. Sans cela, les piles d’appels deviennent opaques et les tests échouent parfois pour des raisons difficiles à diagnostiquer.

Insight : un wrapper clair et documenté réduit le coût mental pour les développeurs qui lisent votre code.

Empiler plusieurs décorateurs et ordre d’application

Il est possible d’empiler plusieurs décorateurs : l’ordre est important car le décorateur le plus proche de la fonction est exécuté en premier lors de l’appel. J’ai vu des bugs provenant d’un empilement mal documenté.

Astuce pratique : documentez l’ordre et écrivez des tests unitaires ciblant la combinaison de décorateurs. J’ai aussi tendance à décomposer chaque comportement en fonctions pures pour faciliter les tests isolés.

Insight : empilez avec parcimonie et documentez l’ordre d’application pour éviter des effets de bord imprévus.

Générateurs Python et itérateurs : yield, mémoire et pipelines

Les générateurs Python utilisent yield pour produire des valeurs sans construire une liste entière. C’est idéal pour traiter des flux ou des fichiers volumineux.

Dans un pipeline ETL, j’ai remplacé une série de listes intermédiaires par des générateurs et j’ai réduit l’usage mémoire drastiquement, tout en conservant une API claire.

Exemple succinct :

def lire_lignes(fichier):
  with open(fichier) as f:
    for ligne in f:
      yield ligne.strip()

Les générateurs s’intègrent bien avec les itérateurs et les fonctions d’ordre supérieur comme map/filter. Ils sont un pilier de la programmation fonctionnelle en Python.

Insight : préférez yield pour les flux et map/filter pour les transformations légères afin de garder le code lisible et performant.

Quand utiliser un générateur plutôt qu’une liste

Choisissez un générateur lorsque les données sont volumineuses ou quand vous souhaitez commencer le traitement avant d’avoir tout chargé. Si vous avez besoin d’un accès aléatoire ou de multiples parcours, une liste reste pertinente.

J’ai mesuré l’impact en local avec timeit avant et après conversion : les gains sont souvent significatifs pour des datasets supérieurs à quelques milliers de lignes.

Insight : mesurez l’impact avec des outils comme timeit avant d’optimiser pour être sûr de l’intérêt réel.

Cas d’usage pratiques : logging, cache, validation et performance

Les usages courants des décorateurs couvrent le logging, la validation d’entrées, le contrôle d’accès et la mise en cache. Ils centralisent la logique transversale et réduisent la duplication.

Pour le cache, j’utilise souvent functools.lru_cache sur des fonctions pures. Pour des caches distribués, j’implémente un wrapper qui interagit avec Redis et gère l’invalidation.

J’ai documenté des snippets réutilisables dans mes référentiels, et voici des ressources qui m’ont aidé à standardiser mes pratiques :

Insight : choisissez le bon outil (decorator/generator/cache) selon le contrat fonctionnel et non uniquement pour optimiser.

Bonnes pratiques et pièges à éviter

  • Préserver la signature avec functools.wraps pour garder __name__ et __doc__.
  • Tester les wrappers sur les cas d’arguments, exceptions et retours None.
  • Ne pas mettre trop de logique dans un décorateur pour éviter l’opacité.
  • Documenter l’ordre lorsque plusieurs décorateurs s’appliquent.
  • Favoriser des fonctions pures pour un caching sûr et prévisible.

Insight : la simplicité et la testabilité sont les meilleurs indicateurs d’un bon décorateur.

Outils complémentaires, ressources et mise en pratique

Pour construire des CLI qui s’appuient sur des décorateurs ou des wrappers, j’utilise parfois *Typer* et je consulte des guides sur l’intégration terminal. Pour monter des pipelines de tests, je m’appuie sur des snippets partagés et des mesures de performance avant/après.

Ressources supplémentaires recommandées : guide Typer pour CLI, et la collection de snippets pour accélérer le développement.

Insight : combinez outils et bonnes pratiques pour obtenir un résultat industriel et maintenable.

Liste de contrôle avant de déployer un décorateur en production

  1. Écrire des tests unitaires couvrant tous les cas d’arguments.
  2. Vérifier la préservation des métadonnées avec functools.wraps.
  3. Mesurer l’impact via timeit.
  4. Documenter l’ordre en cas d’empilement.
  5. Prévoir une stratégie d’invalidation pour les caches.

Insight : une checklist simple évite 90% des régressions liées aux décorateurs.

En fil conducteur de cet article, j’ai suivi le projet fictif « AtelierPy » où j’ai appliqué ces motifs sur une API interne. Le passage aux décorateurs a permis de factoriser le logging et les validations, réduisant le temps de revue de code et les erreurs en production.

Insight : appliquer ces patterns progressivement sur un projet pilote limite les risques et clarifie les bénéfices.

Qu’est-ce qu’un décorateur en Python et à quoi sert-il ?

Un décorateur est une fonction qui prend une autre fonction et retourne une fonction modifiée. Il permet d’ajouter du comportement (logging, validation, cache) sans toucher au code métier, favorisant la réutilisation de code et la séparation des responsabilités.

Comment préserver la signature d’une fonction décorée ?

Utilisez functools.wraps dans le wrapper pour copier le nom, la documentation et les attributs d’origine. Cela facilite le debugging, la génération de documentation et les tests.

Quand utiliser yield plutôt qu’une liste ?

Préférez yield pour traiter des flux ou des collections volumineuses afin de réduire la consommation mémoire. Si vous avez besoin d’accès aléatoire ou de multiples parcours, transformez le générateur en liste après filtrage.

Les décorateurs peuvent-ils être appliqués aux méthodes de classe ?

Oui. Il existe des décorateurs pour méthodes d’instance, staticmethod et classmethod. Pour les méthodes, faites attention au binding de self et documentez l’ordre d’empilement.

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