Cartographie et données géographiques : Folium et GeoPandas

Depuis que j’ai commencé à construire des cartes interactives pour des projets urbains, j’ai vu Python se hisser au centre des workflows géospatiaux. Dans cet article je décris comment j’utilise *GeoPandas* et *Folium* pour transformer des données géographiques brutes en visualisations claires, exploitées en production. Je partage des recettes pratiques, des choix de projections cartographiques, des astuces d’interopérabilité avec les systèmes d’information géographique et des exemples concrets issus d’un projet de mobilité que j’ai mené avec une équipe de planners. Vous verrez pourquoi, en 2026, Python reste la référence pour l’analyse spatiale et la visualisation de cartes, et comment intégrer ces outils à des pipelines modernes (Dask/Spark, traitements raster, indexation H3).

Réponse rapide : Avec *GeoPandas* on prépare et analyse les géométries comme des DataFrame, puis on publie une carte interactive en HTML avec *Folium* — en gérant les projections via *pyproj*, les fichiers (GeoJSON, Shapefile) via *Fiona* et les rasters via *Rasterio*. Ce flux permet de produire des cartes exploitables dans des SIG comme *QGIS* ou via des dashboards web.

  • Cartographie interactive et export HTML
  • Géospatial : manipulation, reprojection, jointures spatiales
  • Folium pour l’affichage ; *GeoPandas* pour l’analyse
  • Données géographiques : GeoJSON, Shapefile, rasters
  • Analyse spatiale intégrée aux workflows Python

Cartographie et données géographiques : pourquoi choisir Python avec *GeoPandas* et *Folium*

J’explique d’abord pourquoi j’opte systématiquement pour Python sur mes projets cartographiques. La valeur vient de l’écosystème : *GeoPandas* permet de travailler les géométries comme des DataFrame, *Shapely* gère les opérations géométriques, et *Fiona* s’occupe des formats. Pour les projections cartographiques, *pyproj* est indispensable.

Ce trio facilite la transition entre analyses et visualisation. Ensuite, *Folium* (basé sur Leaflet) convertit ces résultats en cartes interactives exportables en HTML, idéales pour partage ou intégration web. Insight : pour des projets collaboratifs, cette chaîne réduit le temps de mise en production.

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Écosystème et interopérabilité : ce que j’utilise au quotidien

Sur mes projets, j’utilise une palette complète : *GeoPandas*, *Shapely*, *Fiona*, *pyproj*, *OSMnx*, *Rasterio* et H3 via H3-py. Cette combinaison permet de couvrir la plupart des besoins : extraction de graphes routiers, traitement de MNT, indexation hexagonale, et lecture/écriture de GeoJSON ou Shapefile.

Par exemple, pour un diagnostic de mobilité, j’ai utilisé *OSMnx* pour extraire le réseau, *GeoPandas* pour agréger les données par tronçon et *Folium* pour visualiser les densités. Astuce : je conserve toujours un GeoJSON nettoyé pour la visualisation finale — cela accélère l’affichage côté client.

Flux de travail pratique : de la donnée brute à la carte interactive

Voici mon pipeline type, testé sur plusieurs projets urbains : ingestion, nettoyage, reprojection, analyse spatiale, simplification géométrique, puis rendu interactif. Chaque étape utilise des bibliothèques précises pour garantir robustesse et reproductibilité.

Pour illustrer, j’ai réalisé une carte de signalement d’anomalies routières où les données proviennent d’un capteur, sont transformées en GeoDataFrame, reprojetées en Lambert-93 puis publiées via *Folium*. Le gain : une carte légère et réactive, prête pour un dashboard.

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Étapes détaillées avec exemples de code

Problème : comment passer d’un CSV lat/lon à une carte interactive ? Solution : créer un GeoDataFrame, définir la projection, sauvegarder en GeoJSON, puis charger dans *Folium*. Exemple rapide (résumé) :

  • Lire : pandas.read_csv puis geopandas.GeoDataFrame
  • Projeter : to_crs(‘EPSG:2154’) pour la France
  • Simplifier : geometry.simplify(tolerance)
  • Exporter : to_file(‘data.geojson’, driver=’GeoJSON’)
  • Visualiser : folium.Map + folium.GeoJson

Exemple d’anecdote : lors d’une consultation municipale, la simplification géométrique a réduit la taille du GeoJSON de 70%, rendant la carte utilisable sur mobile sans perte visuelle significative.

Bonnes pratiques pour la visualisation de cartes et la performance

Pour des cartes rapides, privilégiez des GeoJSON simplifiés, utilisez des tuiles vectorielles si possible, et limitez la quantité de géométries rendues côté client. J’emploie souvent une combinaison de clustering côté *Folium* et d’indexation H3 pour les grosses volumétries.

Autre conseil : versionnez vos fichiers géospatiaux et stockez les gros rasters sur des services d’objets (S3). En 2026, les workflows hybrides Spark/Dask sont courants pour prétraiter des jeux massifs avant export pour *Folium*.

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Cas pratique : projet de mobilité locale

J’ai travaillé sur un projet avec une équipe d’urbanistes (personnage fictif : *Clara*) pour cartographier les temps de parcours. Nous avons combiné OSMnx pour le graphe routier, *GeoPandas* pour les jointures socio-démographiques, et *Folium* pour publier la carte destinée aux décideurs.

Résultat : une interface accessible via navigateur, où les couches se superposent et les filtres temps-réel permettent d’isoler les segments critiques. Insight : l’intégration avec *QGIS* facilite l’édition par les techniciens locaux.

Ressources, formats et intégration SIG

Les formats standards — GeoJSON, Shapefile, KML — restent la pierre angulaire de l’échange. *Fiona* et *Rasterio* permettent de lire/écrire ces formats facilement. Pour l’intégration dans des systèmes d’information géographique, j’exporte souvent en Shapefile ou GeoPackage pour compatibilité maximale.

Si vous devez géolocaliser des ressources ou tester des scripts de localisation, je consulte parfois des guides pratiques, par exemple localiser une IP avec Python pour des cas de géolocalisation IP. Pour un tutoriel plus orienté développement, voyez aussi ces références sur tutoriel localisation IP et exemple de script Python pour IP qui montrent comment enrichir des jeux de données.

Enfin, pour produire des cartes embarquées, j’utilise des GeoJSON épurés et je privilégie des tuiles vectorielles si l’interface l’exige. Insight : garder la couche de données découplée de la couche de rendu facilite les mises à jour.

Checklist pratique pour démarrer un projet cartographique Python

  • Installer : geopandas, folium, shapely, fiona, pyproj, rasterio
  • Préparer : nettoyer attributs, vérifier géométries valides
  • Projeter : choisir EPSG adapté au territoire
  • Simplifier : réduire la complexité pour le web
  • Publier : exporter GeoJSON et construire la carte *Folium*
  • Documenter : versionner et expliquer les choix de projection

Pour un guide orienté développeur, j’ai souvent recours à des tutoriels en ligne et à des exemples concrets, tels que démo localisation IP et guide pratique localisation IP, afin d’illustrer l’enrichissement de jeux de données.

Quelles bibliothèques installer en priorité pour démarrer ?

Commencez par *GeoPandas* et *Folium*, puis ajoutez *Shapely* pour la géométrie, *Fiona* pour les formats, *pyproj* pour les projections et *Rasterio* pour les rasters. Ces outils couvrent la majorité des besoins en cartographie Python.

Comment optimiser une carte pour le web ?

Simplifiez les géométries, utilisez du clustering et des tuiles vectorielles si possible, et servez les gros fichiers depuis un stockage objet. Évitez d’envoyer des fichiers GeoJSON volumineux au navigateur.

Peut-on intégrer les cartes dans un SIG comme *QGIS* ?

Oui : exportez en GeoPackage ou Shapefile pour import direct dans *QGIS*. Vous pouvez également utiliser les scripts Python directement dans *QGIS* pour automatiser les traitements.

Quel système de projection choisir pour la France ?

Pour des analyses locales en France, j’utilise souvent EPSG:2154 (Lambert-93). Le choix dépend du périmètre : préférez une projection adaptée à la zone d’étude pour minimiser les distorsions.

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